L'art du paraître

   Dans ce régime où la propagande et le culte de la personnalité tiennent une place importante, le parti cherche sans cesse à convaincre la communauté internationale de sa puissance ou de sa bonne foi, au risque parfois, de se retrouver dans des situations ridicules. Certaines d’entre elles peuvent, à nos yeux d’occidentaux, paraître absurdes mais sont bien réelles. Les exemples qui suivent nous montrent jusqu’où le régime est prêt à aller.


  
En 1974, suite à la découverte, par un soldat sud-coréen, d’un tunnel s’enfonçant sous la zone démilitarisée en direction de son voisin communiste, Séoul demanda des explications à son homologue de Pyongyang. L’explication donnée ne fut pas pour le moins surprenante. Les autorités nord-coréennes ont expliqué qu’il s’agissait d’anciennes mines de charbon. Le problème réside dans le fait qu’elles ont été creusées dans du granit ! Malgré ces explications peu convaincantes, le gouvernement ne s’est pas démonté et a fait peindre certaines parois des tunnels en noir pour montrer qu’il y avait bien du charbon !


 Con
nu pour sa décoration d’un style soviétique composée de statues et de fresques à la gloire du parti et de la révolution, le métro de Pyongyang fait l’objet de nombreuses visites organisées par les autorités pour les touristes étrangers. Mais cette visite du réseau est limitée à seulement deux stations, les touristes ayant l’interdiction de s’aventurer au-delà de ces limites. Ces restrictions donnent lieu aux spéculations les plus folles. Certains nord-coréens affirment que le réseau est ouvert que pour les visites et fermé le reste du temps dans le but de faire des économies. Cependant, la thèse la plus plausible est que seule ces deux stations sont décorées ainsi et que les autres n’ont pas bénéficié du même traitement.

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